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Reconstitution du meurtre de Maëlys : Nordahl Lelandais a fait des révélations

Près d’un an après la disparition de la petite Maëlys, lors de la première reconstitution du meurtre de la fillette, le principal suspect a changé son récit de la nuit du drame.

La première reconstitution de la nuit du meurtre de la petite Maëlys, initiée lundi soir à 20 heures, s’est poursuivie dans la nuit jusqu’à 3 h 10, à Pont-de-Beauvoisin (Isère).

Elle s’est déroulée en présence de Nordahl Lelandais, des juges d’instruction, des avocats et des parents de la petite fille, qui se sont rendus sur les différents lieux du drame.

Selon Le Dauphiné et RTL, le suspect Nordahl Lelandais, 35 ans, aurait livré de nouveaux renseignements aux magistrats et de précieux éléments aux enquêteurs sur la nuit du meurtre de la petite Maëlys.
Cette coopération du meurtrier présumé et le changement de son récit de la nuit du drame ont conduit les gendarmes vers un lieu encore inconnu dans la procédure : une zone commerciale à la sortie de Pont-de-Beauvoisin.
Selon Le Dauphiné, qui cite une source proche de l’enquête, le quartier de ce centre commercial pourrait être le lieu où est morte la petite Maëlys.
Les enquêteurs sont restés pendant près d’une heure, entre 22 h 30 et 23 h 20, dans une impasse isolée derrière des hangars, à proximité de la rivière du Guiers.Interrogé sur France Info, Jean-Marc Bloch, ancien directeur de la Police Judiciaire de Versailles et présentateur de l’émission de faits divers « Non élucidé » indique également que « ce quatrième lieu est peut-être la scène du crime ».

Ce nouveau lieu « est apparu probablement lors d'une audition précédente. Il s'est en tout cas passé quelque chose dans cette zone commerciale ».

Retracer la nuit tragique

Jusqu’alors, les trois juges d’instruction en charge du dossier, au pôle criminel du tribunal de Grenoble (Isère), ne disposaient que d’éléments sur les autres lieux de cette tragique nuit du 27 août 2017. A commencer par la salle polyvalente de Pont-de-Beauvoisin, lieu de la disparition de l’enfant.
 
Dans la nuit de lundi à mardi, après cette nouvelle étape imprévue mais jugée très importante, le convoi a donc quitté ce centre commercial pour se diriger vers le domicile de la famille Lelandais à Domessin. La reconstitution s’est terminée vers 3 h 10 à Attignat-Oncin, là où Lelandais avait avoué avoir abandonné le corps, en pleine forêt.
 
Il avait fallu attendre près de six mois pour que l’ex-maître-chien, présent au mariage et acculé par des preuves matérielles, dont une trace de sang de l’enfant dans sa voiture, avoue en février 2018 le meurtre « involontaire » de l’enfant et conduise les enquêteurs aux restes de la fillette dans la montagne, près du village de Saint-Franc.
 
Il avait alors expliqué la mort de Maëlys par un coup porté au visage, alors qu’elle paniquait dans sa voiture dans laquelle elle était montée pour aller voir ses chiens.
 
Nordahl Lelandais a été mis en examen pour « enlèvement » et incarcéré le 3 septembre 2017 après la découverte d’une trace ADN de Maëlys dans son véhicule, puis pour « meurtre » fin novembre alors qu’une caméra a enregistré l’image de la fillette dans sa voiture puis sans la petite fille sur le chemin du retour, à l’heure de sa disparition.
 
Trois mois et demi après la découverte du corps et à l’issue d’expertises légales, les obsèques de Maëlys ont été célébrées le 2 juin à La Tour-du-Pin (Isère).

 
Nordahl Lelandais a également été mis en examen pour l’assassinat d’Arthur Noyer, caporal du 13e Bataillon de chasseurs alpins (BCA) de Chambéry.