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LAVAUR : Le médecin condamné à 18 mois de prison avec sursis pour agression sexuelle sur une infirmière

Cet ancien chef de service à l’hôpital de Lavaur a été condamné mardi à 18 mois de prison avec sursis.

Le tribunal correctionnel de Castres a condamné mardi un ancien chef de service à l’hôpital de Lavaur (Tarn) à une peine de 18 mois de prison avec sursis pour avoir agressé sexuellement une infirmière, rapporte France 3 Occitanie. Le médecin anesthésiste a également écopé d’une interdiction d’exercer sa profession pendant deux ans.

Le Dr Wadih Saïdi, 58 ans, qui présidait jusqu’au printemps 2016 la commission médicale d’établissement (instance représentative) de l’hôpital, a en outre été condamné à indemniser les victimes.

Tarn : un médecin jugé pour harcèlement moral et agression sexuelle (France 3 Occitanie)

L’interdiction d’exercer s’applique immédiatement, même s’il fait appel. L’hôpital de Lavaur, qui avait demandé 365 000 euros de dommages et intérêts pour des préjudices financiers et de notoriété, a été débouté.

Selon une source proche de l’hôpital, le Dr Saïdi « n’exerce plus depuis au moins un an ».

Ce médecin a été condamné pour agression sexuelle d’une infirmière en 2016, ainsi que pour harcèlement moral et sexuel par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction envers deux autres infirmières et un infirmier, entre février 2014 et février 2017.

Le 15 décembre 2016, 19 infirmiers et aides-soignants avaient alerté leur hiérarchie et la tutelle sur les comportements de ce chef de service. Fin décembre 2016, 11 autres soignants avaient écrit une lettre pour dénoncer ses comportements, notamment envers le personnel féminin. Une enquête pour harcèlement moral avait été ouverte le 27 février 2017.

« Pas de simples blagues de carabins »

« L’important pour nous était que ce monsieur soit jugé, reconnu coupable et sanctionné pour ce qu’il a fait », a indiqué l’avocat des plaignants Me Jean-Marc Denjean.

« La sanction est significative, au regard du rôle de ce monsieur et de ses états de service. Elle nous montre que, contrairement à ce qu’il a raconté à la barre, les plaignants n’étaient pas les instigateurs d’un complot qui viserait à lui faire du mal », a-t-il ajouté.

Le médecin avait lors de l’audience, le 5 septembre dernier, minimisé les faits, précise France Bleu Occitanie. Il a simplement concédé une certaine fermeté et admis des plaisanteries graveleuses mais tout en évoquant un jeu partagé.

« La sanction a montré qu’il ne s’agissait pas de simples blagues de carabins. Cela faisait des années qu’il se passait des choses terribles dans cet hôpital, il y avait une omerta terrible dans cet établissement », conclut Me Denjean

Avec AFP