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Extension de la PMA: le Comité d’éthique confirme son avis favorable

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Parmi les questions abordées par le Comité d’éthique, celle de l’ouverture de la PMA à toutes les femmes était la plus discutée. 

La Procréation médicalement assistée (PMA) pour toutes les femmes n’est pas encore une réalité en France, mais cela pourrait bientôt changer. Le comité consultatif national d’éthique a rendu ce mardi un avis favorable à l’extension de la PMA à toutes les femmes. Selon lui, il s’agir de « pallier une souffrance » qui « doit être prise en compte ».

Un avis qui fait suite aux Etats généraux de la bioéthique, organisés entre janvier et avril. La conclusion n’est pas une surprise: en juin 2017, le même comité s’était déjà prononcé en faveur de l’ouverture de la PMA aux couples de femmes et aux femmes seules.

« C’est très positif, cela va dans le bon sens », salue Marie Bozzi, de l’association des parents et futurs parents gays et lesbiens. « Nous espérons entrer dans un dialogue mais j’espère que les anti prendront en compte le fait que ce sont nos enfants et nos familles qui sont bafouées par l’homophobie ». « Pour nous, ce qui compte, c’est d’engager rapidement un débat parlementaire, afin d’éviter la recrudescence des violences contre les familles homoparentales », affirmait mardi Joël Deumier, président de SOS homophobie. L’ordre des médecins s’est lui aussi prononcé favorablement la semaine dernière.

Avis défavorable sur l’euthanasie et la GPA

Si l’avis du comité était tant attendu, c’est parce qu’il doit nourrir les discussions parlementaires sur la prochaine révision de la loi de bioéthique. Le gouvernement a prévu de présenter avant la fin de l’année un projet de loi qui sera débattu par le Parlement début 2019. L’ouverture de la PMA pourrait donc figurer dans le texte: « Emmanuel Macron s’était prononcé pour pendant sa campagne,  et c’est un avis partagé au sein de la majorité parlementaire », affirme Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement, sur Europe 1. « Notre mantra, c’est que nous fassions ce que nous avons dit qu’on ferait. C’est une mesure de justice et d’égalité ». En 2017, Emmanuel Macron avait également réclamé « un débat apaisé » sur le sujet, craignant que le sujet secoue le pays comme l’avait fait le mariage pour tous en 2013. 

Outre la PMA, la Gestation pour autrui (GPA) a elle aussi été abordée mais le comité a rendu un avis défavorable en raison de principes éthiques comme « le respect de la personne humaine, le refus de l’exploitation de la femme, de la réification de l’enfant, l’indisponibilité du corps humain et de la personne humaine ». 

Enfin, le comité s’oppose à la fin de vie. Le débat n’est pas nouveau, mais le gouvernement a déjà assuré qu’il ne figurerait pas dans son projet de loi de bioéthique puisqu’elle fait l’objet d’une loi à part, datant de 2016. Les sept autres sujets abordés, strictement médicaux, ne se retrouveront pas forcément non plus dans la loi. 

Avec AFP