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Affaire Maëlys : La reconstitution de Maëlys a débuté à 20 H 30 à Pont-de-Beauvoisin, 200 Gendarmes mobilisés

La reconstitution a débuté vers 20h40.

Ce sont les magistrats instructeurs qui seront à la tête de l'opération effectuée en présence de Nordahl Lelandais et des parents de Maëlys.

Ce lundi soir, ce sont 200 gendarmes qui sont mobilisés pour la reconstitution du meurtre de Maëlys à Pont-de-Beauvoisin, dans l'Isère. Les parents de la victimes sont présents. Outre les gendarmes, et les parents de Maëlys, Nordahl Lelandais, mis en examen dans cette affaire et meurtrier présumé, a été amené à la salle des fêtes de Pont-de-Beauvoisin, point de départ du drame. Il est assisté de son avocat. 

Le procureur de Grenoble est arrivé sur les lieux un peu avant 20h30. Ce sont les magistrats instructeurs qui seront à la tête de l'opération. "Nous déroulerons la chronologie selon le tempo qui nous sera fixé par le juge d’instruction", a  indiqué le colonel Yves Marzin, commandant du groupement de gendarmerie départementale de l'Isère.

"Notre objectif est d'assurer la sécurité des lieux qui seront empruntés toute la soirée, des lieux qui ont été impliqués dans cette affaire: la salle des fêtes, le domicile du mis en cause et les différents axes empruntés. Notre objectif est d’assurer la sécurité des personnes, du mis en cause, de l’ensemble des participants, du juge d’instruction qui pilote cette opération, ainsi que de l'ensemble des participants qui concourront à la manifestation de la vérité."

Vers 22h30, Nordahl Lelandais, les parents de Maëlys, leurs avocats, le procureur de Grenoble et les enquêteurs se sont rendus au domicile suspect. 

Les parents présents aussi en tant que témoins 

La famille de la victime peut souvent faire le déplacement dans ce genre de circonstances si elle en fait la demande. Cette fois-ci, les parents de Maëlys seront aussi présents au titre de "témoins utiles", dans la mesure où ils étaient invités à la fête consécutive au mariage lors de laquelle la petite fille avait disparu. Les faits s'étaient déroulés dans la nuit du 26 au 27 août 2017. 

"C'est une opération importante à double titre : d’un point de vue judiciaire, pour assurer la reconstitution des événements qui se sont déroulés il y a plus d’un an, poursuit le colonel. C’est un moment important pour la famille pour essayer d'avoir des éléments d'explication."

il s'agira de confronter la version de Nordahl Lelandais aux conditions réelles. Il a raconté durant ses auditions que Maëlys était montée dans sa voiture afin qu'il l'amène jusqu'à ses chiens et les lui montre. dans l'habitacle, il dit que la petite fille a paniqué et qu'il a alors décoché une gifle. Selon lui, il a constaté que celle-ci était morte après ce geste. La reconstitution pourrait bien prendre une bonne partie de la nuit. 

"Nous sommes prêts, nous avons les moyens et nous avons préparé pour faire face à n’importe quelle hypothèse de travail, a précisé le colonel Yves Marzin. Nous aurons terminé notre mission quand le magistrat instructeur aura l’ensemble des éléments nécessaires à son dossier."

Trois lieux 

Le corps de l'enfant avait été retrouvé le 14 février dernier dans une zone reculé du massif de la Chartreuse. Ce site sera donc l'un des trois endroits où se transporteront ce lundi les enquêteurs, les magistrats, les avocats, les parents de la victime, et Nordahl Lelandais qui se rendront aussi à la salle des fêtes ainsi qu'au domicile du meurtrier présumé. 

L'opération devrait débuter dès la tombée de la nuit pour tenter de reproduire les conditions dans lesquelles Maëlys a disparue.

"Nous avons essayé de coller à la manifestation de la vérité et selon le magistrat, selon les conditions de sécurité", indique le colonel Yves Marzin.

D'importants moyens de gendarmerie (200 hommes) sont déployés ce lundi soir: outre le groupement de gendarmerie départementale et de l'Isère et celui de la Savoie, deux escadrons mobiles sont mobilisés afin de boucler tout le périmètre. A cela s'ajoute une surveillance depuis un hélicoptère.

Avec BFM TV